MAHÉ Henri : La brinquebale avec Céline

La Table Ronde, Paris 1969, 288 pages, 20 X 14 cm, 450 euros

Edition originale sur papier courant, il a été tiré 50 ex. de luxe. Mahé fut l’ami de Céline et un de ses compagnons de débauche. Sur la page de garde envoi et dessin pleine page au feutre, le livre est accompagné d’une lettre recto verso (1 feuillet 27 X 21 cm) du 10 août 1970 évoquant longuement Céline mais aussi le prochain départ de Mahé pour les Etats-Unis où il devait mourir le 20 juin 1975 et d’un article du Canard enchaîné du 9 juillet 1975, signé C. L.  (Clément Ledoux) annonçant la mort de l’artiste qui commence ainsi : « La télévision de chez nous ne lui consacrera pas une minute. Henri Mahé n’était pas de ces artistes peintres dont la brosse fait reluire le succès présentant bien. » Voici ce que dit Éric Mazet, qui fut très proche de Mahé et qui en est le meilleur spécialiste, des rapports entre les deux hommes : « Une amitié s’instaure donc. Elle allait durer vingt ans, prenant parfois l’aspect de commedia dell’arte, mais jamais défaillante. Mahé décore de fresques le cinéma Rex en 1932, le Balajo en 1936, le Moulin Rouge en 1951, ces temples parisiens, s’achète un bateau, L’Enez Glaz, sillonne les mers de Bretagne, reçoit le prix Blumenthal de décoration en 1934, fait les décors de quatre films d’Abel Gance entre 1938 et 1942, écrit un roman sur le Milieu (resté inédit), met au point le « Simplifilm », un procédé de trucage cinématographique, dirige Blondine, son propre film, en 1944, est exclu des studios Saint-Maurice à cause de son amitié pour Céline, divorce et se remarie, revient à la peinture de chevalet en 1945, mais refuse de passer par les galeries. « Grosse bataille, petit butin… », comme le chantait Céline. En 1949, comme peu d’amis fidèles, Mahé se rend au Danemark, à la demande de Céline, esquisse son portrait, essaie de lui rallier des partisans. À Paul Marteau, en juillet 1949, Céline recommande Mahé en ces termes : « Je viens de recevoir la visite ici, d’un admirable ami et admirable peintre – Henri Mahé – français, breton et parisien. […] Vous l’aimerez tout de suite, j’en suis persuadé : un artiste et un coeur généreux. » La brouille intervient en 1950, quand Céline lit dans Crippled Giant de Milton Hindus que Mahé a dit à l’universitaire américain : « Oh ! vous savez, Céline est un peu menteur ! » Les deux amis ne se reverront qu’une fois à Meudon en 1951 et la visite se soldera par un échec, Mahé s’adressant au vaillant Céline d’autrefois, et Céline endossant son rôle de vaincu, ayant connu la prison et l’exil. » Ensemble en excellent état. 450 €

 

 

MAHÉ Henri : La brinquebale avec Céline

La Table Ronde, Paris 1969, 288 pages, 20 X 14 cm, 450 euros

Edition originale sur papier courant, il a été tiré 50 ex. de luxe. Mahé fut l’ami de Céline et un de ses compagnons de débauche. Sur la page de garde envoi et dessin pleine page au feutre, le livre est accompagné d’une lettre recto verso (1 feuillet 27 X 21 cm) du 10 août 1970 évoquant longuement Céline mais aussi le prochain départ de Mahé pour les Etats-Unis où il devait mourir le 20 juin 1975 et d’un article du Canard enchaîné du 9 juillet 1975, signé C. L.  (Clément Ledoux) annonçant la mort de l’artiste qui commence ainsi : « La télévision de chez nous ne lui consacrera pas une minute. Henri Mahé n’était pas de ces artistes peintres dont la brosse fait reluire le succès présentant bien. » Voici ce que dit Éric Mazet, qui fut très proche de Mahé et qui en est le meilleur spécialiste, des rapports entre les deux hommes : « Une amitié s’instaure donc. Elle allait durer vingt ans, prenant parfois l’aspect de commedia dell’arte, mais jamais défaillante. Mahé décore de fresques le cinéma Rex en 1932, le Balajo en 1936, le Moulin Rouge en 1951, ces temples parisiens, s’achète un bateau, L’Enez Glaz, sillonne les mers de Bretagne, reçoit le prix Blumenthal de décoration en 1934, fait les décors de quatre films d’Abel Gance entre 1938 et 1942, écrit un roman sur le Milieu (resté inédit), met au point le « Simplifilm », un procédé de trucage cinématographique, dirige Blondine, son propre film, en 1944, est exclu des studios Saint-Maurice à cause de son amitié pour Céline, divorce et se remarie, revient à la peinture de chevalet en 1945, mais refuse de passer par les galeries. « Grosse bataille, petit butin… », comme le chantait Céline. En 1949, comme peu d’amis fidèles, Mahé se rend au Danemark, à la demande de Céline, esquisse son portrait, essaie de lui rallier des partisans. À Paul Marteau, en juillet 1949, Céline recommande Mahé en ces termes : « Je viens de recevoir la visite ici, d’un admirable ami et admirable peintre – Henri Mahé – français, breton et parisien. […] Vous l’aimerez tout de suite, j’en suis persuadé : un artiste et un coeur généreux. » La brouille intervient en 1950, quand Céline lit dans Crippled Giant de Milton Hindus que Mahé a dit à l’universitaire américain : « Oh ! vous savez, Céline est un peu menteur ! » Les deux amis ne se reverront qu’une fois à Meudon en 1951 et la visite se soldera par un échec, Mahé s’adressant au vaillant Céline d’autrefois, et Céline endossant son rôle de vaincu, ayant connu la prison et l’exil. » Ensemble en excellent état. 450 €

 

 

Cavaliers de Napoléon

MASSON Frédéric : Cavaliers de Napoléon

Boussod, Valadon et Cie, Paris, 1895, 242 pages, 32,5 X 25 cm

Edition originale, illustrée d’après les tableaux d’Edouard Detaille de 32 gravures sous serpentes dont 22 hors-textes (frontispice en couleurs). Il n’a été tiré que 75 exemplaires de tête sur Japon. Notre exemplaire est bien imprimé sur papier Japon et signé par Détaille comme annoncé au colophon (voir scan), mais il porte le tampon « offert » : s’agissant d’un exemplaire d’hommage, il ne contient pas la suite en bistre. Un des ouvrages les plus recherchés des publications liées à Napoléon, rarissime sur ce papier. Exemplaire en très bon état. 2500 €

 

Le mot de Cambronne

Exemplaire unique où ont été reliés à la suite un projet de couverture replié dessiné au crayons de couleurs et signé Sacha Guitry, un jeu d’épreuves de 80 pages imprimées au seul recto, comportant de nombreux rajouts, corrections orthographiques et typographiques de la main de Guitry (voir scans) cachets ronds «IMPRIMERIE PLON, 21 FÉVRIER 1938 », un exemplaire du volume imprimé avec 19 dessins en couleurs de Guy Arnoux (le projet de couverture de Guitry n’a pas été retenu), le bandeau a été conservé et collé sur la première page de garde. Dans sa préface Guitry affirme que Le Mot de Cambronne est sa centième comédie. Dans une très fine demi reliure à coins, cuir vert empire, plats marbrés verts, dos décoré. Dos éclairci, coins supérieurs légèrement écrasés.

2500 euros.

Plon, Paris, 1938. Couverture rigide. État : Très bon. Edition originale. 80 et 42 pages, 24 X 19 cm

Exposition: Echelle Humaine de Stéphanie Chardon

 

 

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RECTO Carton invitation

VERSO carton invitation

 

Denys-Louis COLAUX:  Une magnifique perle baroque.

Comment, à la suite de quelle effarante méprise peut-on s’appeler Chardon quand on a la grâce, le port altier, le parfum offensif et vénéneux, l’orgueil majestueux d’une fleur baudelairienne ? Read More « Exposition: Echelle Humaine de Stéphanie Chardon »