Belleville Ménilmontant

RONIS Willy & MAC ORLAN Pierre

Arthaud, Grenoble Paris 1954, non paginé (124 pages), 28 X 22,5 cm

Edition originale, comprenant une préface de 2 pages de Mac Orlan et 88 photographies de Willy Ronis magnifiquement tirées en héliogravure qui illustrent un Paris disparu. Couverture illustrée à triple rabat, illustrée d’une photographie. Exemplaire complet de sa bande promotionnelle jaune « Les villages enclos dans Paris », en état de neuf. 300 €

 

 

 

Prochainement: Philippe Bonnet, encres photographiques

Vernissage prévu le 15 Janvier, de 18h à 21h.

 

Philippe Bonnet Affiche« C’est à l’aide d’un appareil photo toujours tapi au fond de ma poche que je glane la matière destinée à mes réalisations. L’ombre d’un statuette projetée sur le sol du musée Dapper, la jupe rouge d’une jeune femme sur le boulevard Montparnasse, quelques centimètres carrés d’une vieille bande dessinée populaire, un très vieux cadeau Bonux, le train d’atterrissage du Concorde, le jet de la douche, une station de métro en rénovation, autant de sujets divers qui se prêtent à mes extrapolations.

Le logiciel Photoshop dans une version dépassée, détournée de sa fonction retouche, m’aide ensuite à obtenir ce que je préfère dans l’art graphique : la surprise, la variété. Saturation, contraste, inclusion, exclusion, pixel métamorphosé en trait, flou, accentuation, tous les curseurs du logiciel traitent et sur-traitent la matière jusqu’à ce que l’évidence du résultat s’impose. »

Philippe Bonnet

 

Document exceptionnel « War album » de Patricia Beauchamp Waddel, 1914-1915

Nous proposons un document historique exceptionnel:  l’album de guerre de Mademoiselle Patricia Beauchamp Waddell qui a servi en tant qu’ambulancière avec les « First Aid Nursing Yeomanry Corps » pendant la première guerre mondiale près de Calais. Pat Beauchamp Waddel est l’auteur du témoignage bien connu mais non traduit en Français “Fanny goes to war” publié en 1919. L’album rassemble de nombreuses photographies, coupures de presse et documents, y compris une lettre manuscrite de Mrs Grace Ashley Smith Mc Dougall qui commandait les FANY. C’est un témoignage de premier plan de l’engagement des FANY dans la guerre pendant la période 1914-1916 et plus généralement sur les services sanitaires pendant la première guerre mondiale et le rôle précoce des femmes. Une description plus complète est à télécharger ci-dessous.

Nous le proposons pour la somme de 10 000  €

Description et photos

Description and photos in English

KIM Kyo Man, The landscape of image – 14

vernissage 27/11/ 2014 de 18 à 21h

Nature, esprit de la matière, lumière.  Ileana Cornea, Paris Novembre 2014.

Il y a deux siècles, l’artiste visait encore l’immortalité et la pérennité des œuvres à travers l’opacité grave de la pâte. La modernité n’y croit plus. Elle a besoin de présent, de transparence et de respiration.

Kim Kyo-Man est pourtant un peintre matiériste, et son œuvre enferme un « quelque chose » de tactile, de subtilement adhérent au support. Convoquées, les couleurs organisent une stratégie poétique laissant deviner qu’elles se meuvent de l’intérieur.

Pulsé par le geste, dompté par l’acrylique, un choeur de couleurs majeures et mineures réalisent ensemble l’esprit de la matière et sa luminosité. Leurs tonalités, leurs friabilités créent une précipitation diffuse altérant légèrement la masse compacte du monochrome.

La couleur maîtresse irradie grâce à l’écho polychromique de couleurs qui se trouvent en dessous. Elle domine garantissant ainsi à l’image une résonance particulière, légèrement grinçante dans son accord final.

Tactile, l’œuvre séduit. «  Noli me tangere » semble-t elle nous répondre. Et pourtant il n’y a rien de religieux ni de mystique qui se cache à l’intérieur. Mark Rothko fait en sorte que ses œuvres brûlent, le sujet restant inaccessible et sacré alors que Kim Kyo-Man reste attaché à ce qui est terre et nature

Un paysage de Van Gogh est tactile aussi. Sauvage et névrotique l’artiste hollandais le retient et l’absorbe. Ses jaunes chargés d’humeurs hurlent ceux de Kim Kyo-Man semblent pulvérisées et humides comme la nature après la pluie.

Chaque opération, chaque trace, chaque ritualité touchant à placer la couleur marque une pause, une attente. Pour créer, l’artiste coréen organise son temps, reprend son souffle réalisant ainsi la coïncidence entre la matière et la contemplation.

Il éprouve la réversibilité de la matière entre l’intérieur et l’extérieur: matière trace, matière mémoire de la couleur et couleur, mémoire de la lumière. Le paysage réel, il le transpose sur la toile, lentement, méthodiquement.

Une simple ligne marquant la partie supérieure de ses rectangles, comme dans une estampe japonaise lui suffit pour suggérer la profondeur. À l’intérieur de cet espace décidé se détache la silhouette d’une montagne sous la pluie.

Un ciel sidéral, une plage, un champ, du feu, ou tout simplement la force de la couleur s’inscrit après la ligne d’horizon. Le point fort de la dramaturgie de la toile se révèle être l’effet de cette subtile bichromie.

Ses roses éclatants évoquent les collines de la campagne coréenne au printemps jonchées des royales azalées. Son blanc, la première neige posée sur une terre glacée et humide et ses jaunes tels les champs de colza irisé frappé d’une fine ondée.

Comme signe, scorie de la calligraphie, des taches, des fleurs, éventails, pétales ou des corps étrangers à la peinture paraissant êtres jetés, sur la plage des deux couleurs prédominantes. Ils entament un jeu exquis marquant l’empreinte orientale dans chacun de ses tableaux L’artiste semble offrir à ses toiles, une destinée culturelle marquée, comme une nécessité.

La transhumance de l’âme atteint dès lors cette réalité abstraite scellée au papier de riz, l’espace en deux dimensions, l’espace profond, le temps infini, la perspective de l’œuvre.

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Anatole France, Abeille, illustré par Louis Jou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Edition originale de ce conte superbement illustré par Louis Jou de 73 bois gravés originaux in et hors texte, sous couverture en couleurs. Le tirage total est de 403 exemplaires un des 83  sur Japon impérial (N°75), bien complet de sa suite sous chemise, mais sans le dessin original. Exemplaire à toute marge en parfait état. 700 €

Nus, La beauté de la femme

Album exceptionnel de photographies présentées par Daniel Masclet, avec entre autres,  la publication originale de la photographie la plus célèbre de Man Ray, la fameuse Femme contrebasse dont le modèle est Kiki de Montparnasse, ainsi qu’une solarisation.

Daniel Masclet, Paris 1933, non paginé (106 pages), 31 X 24 cm. Album tiré à petit nombre à l’occasion du premier salon international du nu photographique qui se tînt à Paris en 1933, il n’est pas annoncé d’ex. de luxe, couverture typographique papier gaufré blanc, broché au cordonnet. Avec 96 reproduction de photographie en noir et blanc d’une qualité de reproduction exceptionnelle. 54 photographes sont représentés qu’ils soient européens ou américains : Aegerter Christian, Albin-Guillot Laure, Baccarini, Maurice Beck, Boris Nickolas, Boucher Pierre, Caillaud L., Capstack J., Dannatt Keith, Davis Frank, Drtikol, Dudley-Johnston J., Evansmith, Feiller Franz, Feininger Andreas, Fiedler Franz, Gilchrist, Grabner Alfred, Hammond Walden, Hanna Foreman, Harren Ludwig, Hoinkis Ewald, Hoppé E.-O., Hurault Charles, Landau Ergy, Leedham Bernard, Leonetti Carlo, Manassé, Masclet Daniel, Meyere Jan de, Meys Marcel, Moholy-Nagy, Moral Jean, Mortensen William, Orne Harold, Park Bertram, Pecsi, Peel Fred P., Perckhammer H. Von, George Platt Lynes, Ray Man, Richardson-Cremer, Robertson Hans, Denes Ronay, Sacchi Pietro, Schultz Bruno, Schuwerack J., Sussmann Walter, Szollosy Kalman, Verneuil, Weller Peter, Yva, Zielke Willy, Zych Alois.  C’est à la page 93 qu’est publiée pour la première fois la photographie la plus célèbre de Man Ray, la fameuse Femme contrebasse dont le modèle est Kiki de Montparnasse, et, à la page 94, une solarisation du même Man Ray. Exemplaire exceptionnel en strict état de neuf. As new. 1000 €

Maurice Herzog: Annapurna premier 8000

Arthaud, Grenoble, 1951, 308 pages, 20,5 X 14,5 cm

 Edition originale, un des 3000 ex. sur Vergé BFK Rives seul grand papier (N° 2232), illustré de 32 héliogravures hors texte, croquis et cartes en trois couleurs de Marcel Ichac, dont une grande carte dépliante en fin de volume. Dans une demi reliure vélin à coin, filets rouges, plats papier marbré gris, tête dorée, dos peint, jaquette couleurs, couvertures et dos conservés. Non coupé, en strict état de neuf.

VENDU

 

 

Nous proposons également une collection de 4 œuvres de Roger Frison-Roche avec des reliures peintes similaires assorties: La grande crevasse (EO avec envoi 220 €), Premier de cordée (réédition, avec envoi, 150 €), la piste oubliée (EO 150 €), la montagne aux écritures (EO 150 €). 

Louis-Ferdinand CÉLINE: Les Beaux-draps

Nouvelles éditions de France, Paris 1941, 18,5 X 12 cm, 224 pages

1800 Euros

Exemplaire de la réimpression du 25  mai 1941, l’originale date du 25 février 1941, enrichi d’un superbe envoi : « A mamoiselle (sic) Henriette, précieuse collaboratrice, souhaitant qu’elle trouve quelques intérêts à ces … « LES BEAUX-DRAPS » LF Céline. » La graphie est celle contemporaine de la publication.  Qui est cette mystérieuse Henriette qui, si l’on en juge par le ton de l’envoi, paraît assez proche de l’auteur ? Dans ce qui a été publié autour de Céline,  il est fait mention de trois Henriette. On trouve dans « le Dictionnaire de la correspondance » une Henriette Barreau « peut être sociétaire à la Comédie Française » (page 74) et une Henriette Valet secrétaire de la revue « Avant poste » qui reçut une lettre de Céline en 1933 (page 308). Aucune des deux ne paraissant convenir, nous pensons que la troisième serait la bonne. Il s’agit d’Henriette Chervin (1902-1997), sœur de Roger Wild qui en 1943 devait illustrer une édition de luxe de Scandale aux Abysses restée sur le marbre et épouse du peintre Louis Chervin. Pendant l’occupation, la famille Chervin/Wild qui habitait La Maison rose, 2 rue de l’Abreuvoir était voisine de Céline. Ce dernier avait demandé à Louis Chervin et a son frère Claude de trouver des photographies anciennes pour un projet d’édition illustrée de Mort à crédit, Henriette ayant sans doute participé aux recherches cela expliquerait le « précieuse collaboratrice ». Les frères Chervin apparaissent dans des versions intermédiaires de Féerie, tout comme Henriette que Céline décrit de manière presque affectueuse : « « toujours un peu en dispute avec son mari mais jamais bien fâchée, un bon cœur, dévouée, pas garce. » Selon Henriette Chervin, Céline ignorait la langue montmartroise à son arrivée dans le quartier : elle prétendait lui avoir appris le mot bignole.  » (Dictionnaire des personnages pages 113-114). Le plus souvent les envois de Céline sont extrêmement brefs se résumant à un nom et une formule de politesse le plus souvent écrite en abrégé. Ceux un peu plus développés sont fort peu courants. Exemplaire en très bel état. 1800 €